Etienne Lépine-Lafrance

Informations générales

Ancienneté : Musicien à l’OSQ depuis 1997
Famille d’instrument :
Contrebasses
Poste : Contrebasse assistant

Biographie

Autre emploi actuel : Membre du trio TRIFOLIA, contrebassiste pigiste en jazz, chanson, musique du monde et musique contemporaine. Professeur et concertiste dans différents stages au Québec, aux États-Unis et en Australie.

Ses premiers pas dans la musique : Pendant l’enfance j’ai fait du violon et du piano par intermittence. La contrebasse à partir de l’âge de 15 ans.

Son oeuvre préférée : Beaucoup d’œuvres… Disons Metamorphosen de Richard Strauss, ou bien la symphonie no. 8 de Shostakovich et définitivement les cantates de Bach avec violoncelle piccolo.

Son compositeur préféré : Bach, Strauss, Chostakovich, Prokofiev, Brahms, Ravel…

Son plus beau souvenir musical : De nombreux souvenirs… mais d’avoir accompagné Christian Tetzlaff dans le concerto de Beethoven restera longtemps dans ma mémoire!

Études et professeurs : Conservatoire de Musique de Québec (1990-1999) avec Jean Michon et plusieurs autres collègues de l’OSQ comme professeurs! Études en privé avec François Rabbath. (1999-2000, 2003, 2004, 2006, 2008). Stages de contrebasse au Domaine Forget (1993-1998). Orchestre national des Jeunes du Canada (1996-97)

Prix et bourses : Boursier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada à plusieurs reprises.

En plus de jouer la contrebasse dans l’Orchestre, j’ai toujours adoré cet instrument en soliste. Je l’ai découvert avec l’extraordinaire sonorité de mon maître François Rabbath… Une vibration qui va droit au cœur! Je m’efforce donc depuis 20 ans de trouver la mienne, de progresser et de faire entendre cet instrument dont le rôle de soliste mérite d’être mieux connu.

Outre la musique, je suis très attaché à la nature et à notre territoire. Ça se traduit principalement par les voyages en canot. Le canot (avec la contrebasse!) est certainement la plus belle invention humaine! Depuis l’enfance je suis fasciné par cet objet d’une incroyable utilité, parfaitement adapté au territoire et à la beauté inégalée. Cette passion ne s’est jamais estompée… Ma cour est ensevelie sous les canots, mon sous-sol déborde d’avirons, de tentes, de poêles de tôle, de toboggans, de raquettes, de haches, de pièges, de couteaux, etc. J’aime le matériel traditionnel hérité des premières nations… Ils connaissaient le bois et savaient voyager!

Ma meilleure partenaire est ma femme Maxime, une excellente voyageuse. Et maintenant notre fille Simone, 6 mois cet été, aura sa place dans le canot entre mes genoux!

En somme, le canot, c’est comme la musique…

Glisser sur un lac d’un calme parfait dans lequel se réfléchit le ciel, enivré par l’odeur de mon canot de cèdre qui chauffe au soleil… C’est doux comme le 2e mouvement du concerto en sol de Ravel!

Ou descendre une série de rapides, où toute ma concentration et mon expérience sont requises, où la moindre erreur a de fâcheuses conséquences… C’est exaltant comme de jouer le dernier mouvement de la 5e symphonie de Shostakovich!

Ou bien le soir dans la tente de coton, quand le poêle de tôle crépite, que dans le chaudron mijote le gibier pris dans la matinée, que l’odeur suave du plancher de branches de sapin nous embaume, que la lueur de la chandelle danse sur les mûrs et que nous sommes épuisés par une grosse journée d’aviron, de portages et de rapides… J’entends dans ma tête les sonates et partitas pour violon de Bach!

Ce qu’il y a de bien avec le canot et la musique, c’est qu’on ne s’ennuie jamais, qu’on n’a jamais fini de faire des découvertes et d’apprendre des choses et qu’on peut le faire avec des gens qu’on aime.

Voilà, vous savez tout maintenant!

 

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